Compte rendu du 8° Grand Débat de l’EHESS, « Refonder l’Université », 20/05/09  [fr]
Michel Barthelemy | 11 juin 2009
Le huitième et dernier des Grands Débats de l’EHESS a eu pour thème la question de la « refondation de l’université ». La parole est revenue aux principaux initiateurs du Manifeste « Refonder l’université », également contributeurs de la revue (...)
Question Marx | Mercredi 24 Juin à 18 h 30 au CEPREMAP
PEKEA. Conférence de M. Jean-Paul Maréchal « Humaniser l’économie » | Maison Franco-japonaise le 9 juin 2009 à 18h, salle 601
« Deux siècles d’utilitarisme » | Colloque international interdisciplinaire, Jeudi 4 - vendredi 5 juin 2009, Université de Rennes II
Le don, un concept incontournable au carrefour de l’anthropologie et de la psychanalyse | Maison de l’Amérique latine, Paris XIII, Mardi 2 juin à 21h
Actes éducatifs et de soins entre éthique et gouvernance | Colloque international à l’université de Nice - Sophia Antipolis - Pôle St Jean D’Angely, les 4 & 5 juin 2009
Critiques et brèves de lecture MAUSSiennes
De Gauche ? Les éditions Fayard viennent de publier, sous la direction des sociologues Alain Caillé et Roger Sue, un ouvrage collectif intitulé De gauche ? Les deux coordonnateurs et le noyau des contributeurs viennent de la Revue du MAUSS, lancée en 1981. Le MAUSS est (...)
› Note publiée le 28 mai 2009 par Roger Martelli
Bibliothèque du MAUSS n°31
› Note publiée le 21 février 2009 par RDMP
Entre la voix et la croix, le don et la donation

L’habermaussien Frédéric Vandenberghe établit ici un pont entre le MAUSSisme et le catholicisme (mais aussi, donc, entre chacun de ces « points de vue » et celui de l’un des plus illustres représentants de la sociologie allemande et plus précisément de l’Ecole de Francfort, Jürgen Habermas) en traduisant la théorie de l’action d’Alain Caillé et les considérations de Jacques T. Godbout sur le don dans un « langage encyclique ». Un exercice « œcuménique » effectué à la Cité du Vatican lors de la XIV ème session plénière de l´Académie pontificale des sciences sociales en mai 2008. Communication - on reconnaît ici davantage Habermas que Caillé ou Godbout - devient communion ; don, donation ; et sympathie universelle parmi les hommes, amour personnel et spirituel des êtres humains avec et en Dieu. Remarquons au passage que le même exercice pourrait être tenté avec les propositions normatives des deux parties, qui découlent de leurs visions de l’homme : chacune plaide pour les corps intermédiaires, censés pour les uns (les MAUSSiens) redonner du souffle à la démocratie, et pour les autres, porter le souffle de l’Esprit. (Cf. ici la Théorie anti-utilitariste de l’action d’ Alain Caillé et là, Ce qui circule entre nous , de Jacques T. Godbout.) SD

Don, solidarité et subsidiarité

L’approche par le don peut-elle contribuer à éclairer la tension entre les exigences éthiques de la subsidiarité et de la solidarité ? Voilà qui pose ensemble les questions de la juste répartition des biens et le lien social. Cette conférence prononcée dans une conférence plénière au Vatican constitue une synthèse remarquable des travaux de Jacques T. Godbout, qui en profite pour illustrer son propos en égratignant au passage Marie de l’Incarnation ! L’auteur y défend la thèse suivante : « Le don comme mode de circulation des choses entre nous tient compte de cette tension entre solidarité et subsidiarité, alors que l’État et le marché ne conçoivent cette tension que négativement. » Car le système du don, dit en substance notre auteur, permet de prendre en compte le risque constitutif de cette tension dynamique, à rebours des systèmes étatiques et marchands qui tendent à éliminer l’arbitraire et l’indétermination constitutive de tout groupement humain. F.G.

La religion de la « société de marché »

Ce texte, produit suite à la rencontre de Bayeux entre Objecteurs de croissance et MAUSSiens de septembre 2007, est reproduit ici avec la plus aimable autorisation de nos amis de la Revue ENTROPIA.

La Religion du Capital (1887) - Extraits

En ces temps de crise et, à certains égards, de déjà vu, nous publions ici un extrait du pamphlet du socialiste Paul Lafargue, publié en 1887. Il s’agit probablement d’un des premiers textes faisant équivaloir, sur une base substantive, religion et capitalisme, un thème depuis repris de manière récurrente à la gauche du spectre politique et encore récemment par nos amis Serge Latouche et François Fourquet, ainsi que par Dany-Robert Dufour dans son livre récent Le divin marché. La révolution culturelle libérale, Paris, Denoël, 2007. Aux croisements des réflexions sur le statut du religieux en modernité et sur la nature de la crise actuelle.

Une réflexion théologico-philosophique sur le pardon et la réconciliation

Juan Garriga Gonzalez est présentement étudiant à la maîtrise à la Faculté de Sciences Sociales et Économiques (FASSE) de l’Institut Catholique de Paris. Nous publions ici un extrait de son mémoire de maîtrise en théologie.

Université, disciplinarité et interdisciplinarité  [fr]

L’avenir de l’Université est lié à sa capacité à rompre avec la parcellisation des savoirs qui menace son idéal humaniste, démocratique et civique. Cette rupture n’implique pas, bien au contraire, de tirer un trait sur la logique disciplinaire : il s’agirait simplement de réduire le nombre des disciplines et de les faire dialoguer en affrontant les débats théoriques et épistémologiques que ces dialogues font émerger. SD

Marx et l’imaginaire  [fr]

L’objet de Marx n’est ni l’économie, ni la société, ni l’histoire, mais le « social-historique », c’est à dire une norme et un mouvement historique vers son actualisation. Cette norme, c’est la démocratie, qui n’est pas celle de la bourgeoisie libérale, celle des droits de l’homme, illusoire ; elle s’appelle autonomie dans le langage de Castoriadis, un état social qui conjugue liberté et égalité et que traduit le mot grec iségoria. Et ce mouvement, c’est le communisme. En bref, J.-L Prat nous rappelle par sa lecture croisée de Marx et de Castoriadis qu’en deça d’une critique du capitalisme, on trouve dans l’oeuvre de Marx une critique de la démocratie libérale. S.D.

Parentés à plaisanteries  [fr]

Toujours et partout, on « se chambre », on « s’envoie des vannes » « à qui mieux mieux », mais selon un étiquette toujours singulière. On est là en présence d’un universel anthropologique non invariant, une façon de s’allier en rivalisant typique du potlatch. S.D.

Mauss vivant  [fr]


Colloque international. Du samedi 13 juin au samedi 20 juin 2009. Cerisy-La-Salle. Par ordre d’intervention : Alain CAILLÉ, Frank ADLOFF, Norbert ALTER, Luis CARDOSO DE OLIVEIRA, Philippe CHANIAL, Jacques T. GODBOUT, Gérard POMMIER, Jean François BERT, Marcel HÉNAFF, Karen SYKES, Sophie CHEVALIER, Keith HART, Jean-Louis LAVILLE, David GRAEBER, Alexandre GOFMAN, Francesco FISTETTI, Jonathan PARRY, Marcel FOURNIER, Jane I. GUYER, Heonik KWON, Camille TAROT, Jacques PIERRE, François GAUTHIER, Richard HYLAND, Raymond VERDIER, Bruno KARSENTI, Vincent DESCOMBES, Naoki KASUGA, Thierry WENDLING, Elena PULCINI, David LE BRETON, Roberte HAMAYON, Paulo Enrique MARTINS, Catherine ALÈS, Ruben George OLIVEN, Christian PAPILLOUD, Ilana SILBER, Wendy JAMES, Bruce KAPFERER, Irène THÉRY, Roger SANSI, Gérald BERTHOUD, Sylvain DZIMIRA, Nick ALLEN

El antiutilitarismo y la descolonización del pensamiento latinoamericano sobre globalización [pt_br] En Amérique latine, il y a un sentiment négatif très fort à l’égard du néolibéralisme, mais il est diffus et imprécis. Il manque, à mon avis, un débat plus rigoureux sur les fondements philosophiques et épistémologiques de la pensée dominante mondiale, ce qui exigerait une discussion sur la nature de l’utilitarisme, sur celle de l’anti-utilitarisme et sur leurs présences ambiguës dans le champ des sciences sociales en Amérique Latine. Si je constate que nous avons beaucoup avancé en ce qui concerne la critique de la colonisation des savoirs et des pouvoirs, c’est loin d’être le cas concernant la discussion sur l’anti-utilitarisme ; celle-ci reste très mal comprise dans les milieux académiques. Pour faire avancer le débat, il me semble qu’il faut articuler les approches théoriques anti-utilitariste et post-coloniale autour d’un but très noble du point de vue politique : la dénaturalisation de l’idéologie néolibérale qui a produit des conséquences néfastes dans la région. Les anti-utilitaristes peuvent offrir aux post-colonialistes des informations singulières sur la nature du capitalisme du marché et sur les issues anticapitalistes ; les post-coloniaux peuvent apporter aux anti-utilitaristes leurs réflexions originales sur l’importance des traditions émancipatrices ; sur les résistances politiques, culturelles et symboliques, toujours vivantes ; et sur les savoirs déconstructionnistes, susceptibles d’aider les antiutilitaristes à organiser une critique universaliste et différenciée. Le fait que je sois adhérent au MAUSS et dirigeant de l’ALAS (Association LatinoAméricaine de Sociologie) a facilité la rédaction de cette synthèse théorique. P. H. M.
Organisation paysanne au Brésil : capital social, réciprocité et valeurs humaines  [fr] Les organisations productives paysannes brésiliennes en prise avec le marché s’étayent sur des valeurs (confiance, loyauté, justice) qui sont inscrites dans les relations de réciprocité qu’entretiennent les personnes, ou encore dans le don. Que l’économie n’est pas un ordre autonome qui obéit à ses seules lois prétendument naturelles ...
Teoria e Prática em Economia Solidária. Problemática, Desafios e Vocação [pt] Un beau panorama de l’économie populaire et solidaire au Brésil qui pointe sur les enjeux politiques de sa consolidation, précédé d’une présentation fort synthétique du cadre conceptuel que Genauto Carvalho de França Filho se donne pour l’appréhender.
A propos des réformes récentes des systèmes sanitaires

Une analyse critique des nouvelles politiques nationales et européennes en matière de protection sanitaire et sociale.

Les banques coopératives. Du pire au meilleur pour le développement de l’économie sociale

Un point de vue sur la crise financière et les pratiques des banques coopératives.

Le socialisme pré-marxiste

Charles Gide (1847-1932) a saisi l’occasion de ses cours au Collège de France sur la Coopération pour interroger les relations entre le programme coopératiste et les écoles socialistes. L’occasion pour nous de proposer ce court passage, dans lequel il présente les traits caractéristiques du socialisme pré-marxiste.

La mémoire vive du socialisme associationniste

Le principe d’association a constitué le cœur du projet politique des socialistes « utopistes » qui en faisaient le moteur d’une réforme de l’ordre social. Une doctrine qui a conservé toute sa modernité.

La Revue du MAUSS semestrielle n°33. L’université en crise. Mort ou résurrection ?
Norbert Alter. Donner et prendre.
Alain Caillé. Théorie anti-utilitariste de l’action
Revue du MAUSS semestrielle n° 32, L’Amour des autres. Care, compassion et humanitarisme
Philippe Chanial, Daniel Céfaï, « L’association comme politique »
Genauto Carvalho, Sylvain Dzimira. Don et économie solidaire
Benjamin Moitrel, Le don comme « libre » échange
La reconnaissance aujourd’hui. Alain Caillé et Christian Lazzeri (Dir.)
De gauche ? Alain Caillé, Roger Sue (dir.)
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