Une philosophie de la consommation

Agent économique et sujet moral

Presses universitaires du Septentrion, Villeneuve d’Ascq, 2005, 310 p., 15 €.

Publié dans le n° 28 de la Revue du MAUSS semestrielle (2e sem. 2006)

En lisant le beau livre, dense, élégant et profond, de A. Berthoud, on se convaincra aisément qu’il est impossible d’avancer dans la réflexion sur la richesse si on ne sait pas ce que signifie consommer. Or, curieusement, toute la science économique est bâtie sur la mise à l’écart de cette question que A. Berthoud entend rouvrir, dans le sillage d’Aristote et de Hannah Arendt, à partir d’une distinction ferme entre « deux sortes de richesses ou deux types d’usage des biens extérieurs – l’usage du semblable par le semblable et l’usage des biens matériels » [p. 42]. Au final, on trouvera là des éléments de réflexion essentiels à toute pensée qui se soucie de lutter contre la démesure. Et de cela nous avons un besoin urgent. A. Berthoud a tout pour devenir le philosophe économiste de référence des adeptes de la décroissance. Et au-delà.

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// Article publié le 20 avril 2007 Pour citer cet article : Alain Caillé, « Une philosophie de la consommation, Agent économique et sujet moral », Revue du MAUSS permanente, 20 avril 2007 [en ligne].
http://www.journaldumauss.net/./?Une-philosophie-de-la-consommation
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