L’amour des autres. Care, compassion et humanitarisme

Care, compassion et humanitarisme

France Culture, Emmission Répliques
par Alain Finkielkraut
le samedi de 9h à 10h

Emission du samedi 3 janvier 2009
présentée par Florian Delorme
Avec Philippe Chanial et Michel Terestchenko.
50 minutes

MP3 - 45.9 Mo

Autour des ouvrages suivants :

- La Revue du MAUSS n°32, 2e semestre 2008, « L’amour des autres, care, compassion et humanitarisme », MAUSS/La Découverte, 2008

Présentation de l’éditeur :

L’amour des autres est irréductible à l’amour de soi ou à l’amour-propre... c’est ce que le précédent numéro de La Revue du Mauss a clairement établi. L’amour des autres a sa réalité et sa consistance propres. Mais de quels autres s’agit-il ? Aimer les siens, ses proches, n’est pas trop difficile ni trop distinct, en somme, de l’amour de soi. Mais peut-on aimer - et de quel type d’amour - les étrangers, les réprouvés, les malheureux qu’on ne connaît pas ? Les autres « autres » ?

Ou encore : peut-on donner sans attente ni espoir de retour, « donner quelque chose contre rien », d’une façon radicalement asymétrique, hors de toute réciprocité ? Et quel est alors le statut de ce don ? De la charité, de la pitié, de la compassion ? Vieilles questions, inlassablement reprises par toutes les religions et les morales.

Qu’on regarde ici du point de vue de la philosophie, des sciences sociales et de la psychanalyse, avec une attention toute particulière portée au débat sur le care (la sollicitude) qui, avec la question de la reconnaissance - et en liaison étroite avec les gender studies -, occupe aujourd’hui de plus en plus de place sur la scène philosophique et sociologique. Pour se demander, enfin, si l’amour des autres peut être une politique.

Ici, la présentation de l’ouvrage en ligne


- Philippe chanial (dir.), La société vue du don. Manuel de sociologie anti-utilitariste appliquée, coll. Texte à l’appui/bibliothèque du MAUSS, 2008, 576 p, 30 €.

Ici la présentation de l’ouvrage en ligne


- Michel Terestchenko, Du bon usage de la torture : Ou comment les démocraties justifient l’injustifiable , Editions La Découverte, coll. Cahiers libres, 15 €.

Présentation de l’éditeur :

Depuis le 11 septembre 2001, la torture est devenue, aux États-Unis, une pratique d’État politiquement et juridiquement justifiée par la « guerre globale contre la terreur ». Mais on sait moins, en Europe, qu’elle y a également fait l’objet d’une légitimation morale : pour d’éminents penseurs américains, la torture serait un mal nécessaire, voire un bien, dans certaines situations de menace extrême. Comment comprendre cette dramatique régression de la « première démocratie » ?
La réponse à cette question est moins évidente qu’il n’y paraît. D’où l’importance de cet essai, dans lequel Michel Terestchenko l’affronte dans toutes ses dimensions. Historique d’abord, car les techniques d’« interrogatoire coercitif » sont le fruit de recherches scientifiques entreprises par l’US Army dès les années 1950. Juridique ensuite, avec les justifications légalisées par le Congrès américain, qui a permis la création d’un véritable archipel mondial de la torture. Philosophique et morale, enfin et surtout, avec une réfutation serrée de l’« idéologie libérale de la torture ». L’auteur explique notamment pourquoi son argument central, l’hypothèse de la « bombe à retardement » justifiant la torture de l’individu qui l’a posée, n’est en réalité qu’une fable perverse, popularisée notamment par la série télévisée « 24 heures ».
Ainsi légitimée, démontre l’auteur, la torture devient le venin de la démocratie : en acceptant de briser les corps des hommes et des femmes « ennemis », elle mine inévitablement les principes mêmes de l’État de droit, corrompant la société tout entière.


- Michel Terestchenko, Un si fragile vernis d’humanité. Banalité du bien, banalité du mal, Editions La Découverte, La bibliothèque du MAUSS, 2005. Nouvelle édition 2007.

Présentation de l’éditeur :

On a pu croire ou espérer, un temps, que les monstruosités de la Seconde Guerre mondiale étaient derrière nous. Définitivement. Or partout, à nouveau, on massacre, on torture, on extermine. Comment comprendre cette facilité des hommes à entrer dans le mal ? La réponse à cette question devient chaque jour plus urgente.
Cet ouvrage montre combien est stérile l’opposition entre tenants de la thèse de l’égoïsme psychologique et défenseurs de l’hypothèse d’un altruisme sacrificiel. Il propose de penser les conduites humaines face au mal selon un nouveau paradigme : celui de l’absence ou de la présence de soi.

Ici, la présentation de l’ouvrage en ligne

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// Article publié le 4 janvier 2009 Pour citer cet article : RDMP, « L’amour des autres. Care, compassion et humanitarisme , Care, compassion et humanitarisme », Revue du MAUSS permanente, 4 janvier 2009 [en ligne].
http://www.journaldumauss.net/./?L-amour-des-autres-Care-compassion
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