Revue du MAUSS semestrielle n°41. Marchandiser les soins nuit gravement à la santé

2013, 1er semestre

Prix :24 €
Nb de pages : 220 p.
Collection :Revue du M.A.U.S.S.n°41
Parution :mai 2013

« La santé n’a pas de prix. » Mais elle a un coût. Pour autant, vouloir marchandiser et comptabiliser tous les soins, dans toutes leurs composantes, même les plus minimes, ne constitue-t-il pas une stratégie absurde ? Le triomphe de l’économisme et de la raison utilitaire ne nuit-il pas gravement à la santé ? Et, paradoxalement, ne se révèle-t-il pas au bout du compte inefficace, coûteux et antiéconomique ?
Il est en effet difficile de comprendre le fonctionnement du système de santé avec le langage de l’économie standard et dunew public managementqui s’en inspire. Comme si le patient était naturellement un consommateur, un rusé maximisateur. Comme si, pour médecins et soignants, la recherche du gain constituait l’objectif principal et l’opportunisme l’unique métrique. Ne faut-il pas, au contraire, prendre au sérieux l’existence d’une éthique anti-utilitariste chez les soignants, au lieu de tenter de les transformer, par diverses récompenses financières, en chasseurs de primes ? Un jeu perdant-perdant.
Il est grand temps de réfléchir à une politique de santé alternative, résolument anti-utilitariste, qui fasse, aussi, toute sa part au don et à la gratuité dans l’acte de soin.

SOMMAIRE

Présentation, par Philippe Batifoulier, Alain Caillé et Philippe Chanial

I / Marchandiser les soins nuit gravement à la santé

A) L’hôpital : les déficiences de l’« efficience »
Les hôpitaux en quête de rentabilité : à quel prix ?,par André Grimaldi
@ L’hôpital compétitif. Et l’humain, dans tout ça ?,par André Helman
Quand l’hôpital se moque de la charité, son compromis fondateur est rompu,par Jean-Paul Domin
L’hôpital malade de l’« efficience »,par Docteurs Blouses

B) La santé au prix de la raison économique vulgaire
Faire payer le patient : une politique absurde,par Philippe Batifoulier
Faut-il intéresser les médecins pour les motiver ? Une analyse critique du paiement à la performance médicale,par Nicolas da Silva
@ L’économie de la fin et la fin de l’économie,par Jean-Pierre Dupuy

C) Du don de soin : alternatives anti-utilitaristes
« Aidons les aidants. » Une initiative mutualiste face au marché de la dépendance,par Philippe Chanial et Gérald Gaglio
Entretien avec Étienne Caniard, président de la Mutualité française,par Étienne Caniard
Dons de temps, dons de vie : les enjeux de pouvoir à l’hôpital,par Dominique Bourgeon
@ Gérer les organisations de santé à la lumière du don,par Jean-Paul Dumond
Don d’organes et réciprocité non marchande,par Mark R. Anspach
Lecarecapacitant. Une alternative au paradigme néoclassique de la responsabilité individuelle,par Chiristian Léonard
@ La chair, le sacré et le culte de l’homme dans les sociétés occidentales contemporaines,par Marika Moïsseeff

II / Libre revue
Avoir un don. Du don en régime de singularité,par Nathalie Heinich
@ Jouer / Donner ,par Alain Caillé
Les conditions d’une totalisation éthique de l’autre. Entre humanisation, catégorisation et personnalisation,par Hervé Marchal
@ Une égale reconnaissance ?,par Laurent de Briey
La littérature et le bien (II). Le prince Mychkine, l’homme parfaitement beau,par Michel Terestchenko
@ L’assistance entre charité et soupçon. Sur la distribution alimentaire dans une petite ville du nord de la France,par Paul Cary et Claire- Sophie Roi
@ L’économie du comportement et la théorie ducare. Les enjeux d’une filiation,par Emmanuel Petit
@ Les nouvelles mesures des performances économiques et du progrès social. Le risque de l’économicisme,par Florence Jany-Catrice et Dominique Méda

// Article publié le 12 juin 2013 Pour citer cet article : , « Revue du MAUSS semestrielle n°41. Marchandiser les soins nuit gravement à la santé, 2013, 1er semestre », Revue du MAUSS permanente, 12 juin 2013 [en ligne].
http://www.journaldumauss.net/./?Revue-du-MAUSS-semestrielle-no41
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