Le pari de la décroissance

2006, Fayard, 302 pages, 19 euros.

Voilà un ouvrage en passe de devenir un manifeste de la décroissance, sans doute en raison de la plume et de l’habileté de S. Latouche, même si, nous le verrons, il n’est pas sans laisser quelques zones d’ombre.

Après avoir précisé dans une introduction le statut de la notion de décroissance, S. Latouche évoque les raisons de la nécessité du choix d’une société de décroissance - « la décroissance, pourquoi ? » - puis il identifie les « étapes » à franchir qui nous y mèneront – « la décroissance, comment ? » -, avant de clore son ouvrage par une réflexion sur la pédagogie des catastrophes. Reprenons brièvement chacun de ces points.

La décroissance, un slogan

Qu’est-ce que la décroissance ? A vrai dire, on n’en trouve pas de définition précise, car « la décroissance n’est pas un concept […] mais un slogan politique » [p. 16], « une bannière derrière laquelle se regroupent ceux qui ont procédé à une critique radicale du développement et qui veulent dessiner les contours d’un projet alternatif pour une politique de l’après-développement » [p. 17].

La décroissance, pourquoi ?

« Pourquoi la décroissance ? Parce que la société de croissance – « définie comme une société dominée par une économie de croissance et qui tend à s’y laisser absorber » [p. 38] - n’est pas tenable, pour la simple raison, évoquée à plusieurs reprises dans l’ouvrage, qu ‘« une croissance infinie dans un monde fini » [p. 23, p. 140, 4e de couv.] n’est pas possible.

Le lecteur est d’abord plongé dans « l’enfer de la croissance ». On nous dit ainsi que « si nous n’agissons pas très vite et très fort, c’est la mort par asphyxie qui nous attend bientôt » [p. 45]. Avant de mourir asphyxiés, les quelques années qui nous restent à vivre dans la « société de croissance » ont de quoi effrayer : explosion des inégalités – à l’échelle de la planète, « le 1% le plus riche gagne autant que les 40% les plus pauvres » -, bien être illusoire pour les perdants – on nous rappelle ainsi que nous autres Français sommes les champions du monde de la consommation d’anti-dépresseur – mais aussi pour les supposés gagnants - « croissance du stress, de l’insomnie, des troubles psychosomatiques, de maladies de toutes sortes (cancers, crises cardiaques, allergies diverses, obésité, cirrhoses du foie, diabète…) » [p. 63]. C’est clair, face à ce constat, on n’a qu’une seule envie : sortir de cet enfer !

Mais encore faut-il ne pas emprunter de fausses routes ! nous avertit juste après S. Latouche : on ne pourra pas s’en sortir en s’appuyant les « indicateurs alternatifs » au PIB – IDH, GPI, ISS, PID, IBED etc. – qui « reflètent plutôt les valeurs dominantes du capitalisme contemporains » [p. 82], alors qu’il s’agirait de s’en émanciper, au premier rang desquelles, sans doute, l’idée que le bonheur est mesurable quantitativement [p. 85]. Tous les maux issus de la croissance sur lesquels il a pointé précédemment sont des « disvaleurs », nous dit S. Latouche en s’inspirant d’Ivan Illich, des « perte[s] […] qui ne [sauraient] s’estimer en termes économiques » [p. 73]. S’appuyer sur ces indicateurs pour corriger les méfaits de la croissance revient à « penser la sortie de l’économie en des termes économiques » [p. 90], ou encore, à se tirer une balle dans le pied, déjà bien gangrené ! Non, ce qu’il faut, c’est « commencer par changer les valeurs et d’en tirer les conséquences pour les concepts » [p. 91].

Mais avec quelle(s) valeur(s) faut-il rompre, et pour quelle(s) autre(s) ? Ce qui ne va pas, au fond, c’est l’hubris, la démesure, l’absence de limite à l’accumulation des richesses et du pouvoir, dont il est question très tôt : « L’hubris, la démesure du maître et possesseur de la nature, a pris la place de l’antique sagesse qui consistait à s’insérer dans un environnement exploité de façon raisonnée » [p. 44]. L’hubris - cette « démesure propre à l’homme occidental » [p. 61] - prend la forme d’une « croissance illimitée du PIB » [p. 97], d’une recherche de la croissance économique pour elle-même. Ce qu’il faut, ce n’est donc pas la récession, une croissance négative, un retour à l’âge de pierre, mais simplement « retrouver le sens de la limite » [p. 101]. Mais là aussi, il ne faut pas faire fausse route.

On s’égarerait à faire le choix de la « simplicité volontaire » telle qu’elle peut être prônée aux Etats-Unis et au Canada, qui encourage à travailler, produire, dépenser et consommer moins « en réaction à l’ultraconsumérisme » [p. 101]. Cette voie présente en fait trois défauts. D’abord, elle risque fort de ne pas être efficace, faute de pouvoir être généralisée. « Cet appel à la simplicité volontaire, à la frugalité, à l’économie économe, est fort sympathique, mais il a toute les chances de rester un vœu pieux, sachant qu’il faudrait que ce comportement se généralise à toute la société pour être efficace » [p. 104]. En fait, la voie de la simplicité volontaire est d’autant moins efficace qu’« elle se heurte à la toxidépendance de la drogue consumériste » [p. 105]. Par ailleurs, elle peut glisser dans « un intégrisme ascétique à résonance mystique qui n’est pas absent dans les rangs des “décroissants” » [p. 105]. Enfin, elle peut tomber dans le piège de « l’effet rebond », qui désigne le report possible de la consommation sur d’autres produits [p. 105], compte tenu des économies réalisées. A la simplicité volontaire, S. Latouche préfère l’autoproduction [p. 108], mais il reconnaît lui-même que cela ne permet pas d’échapper à l’effet rebond, toujours possible [p. 109]. D’où son insistance sur « le changement d’imaginaire » que requiert la décroissance. S’il veut bien reconnaître qu’il ne se décide pas, il souligne qu’il « résulte de multiples changements de mentalités qui sont en partie préparés par la propagande et par l’exemple » [p. 110]. Bref, S. Latouche retient « deux voies individuelles pour décroître : la première, consommer moins, c’est la sobriété ; la seconde, autoproduire et échanger selon la logique du don » [p. 111] qui a sa préférence, même si plus loin il écrit que « c’est une nouvelle culture qu’il nous faut inventer, dont l’un des piliers sera la sobriété » [p. 214]. C’est qu’en fait le choix éthique de la sobriété est nécessaire, mais il n’est pas suffisant : « Pour retrouver le sens de la mesure, écrit-il, il importe d’articuler cette éthique de la décroissance volontaire avec [un] projet politique d’ensemble » [p. 111], qu’il précise dans sa deuxième partie, La décroissance comment ?

Puis, vient un véritable réquisitoire contre une vraie fausse voie : le développement durable, soutenable etc., qu’ils soit défendu par les « réalistes », promoteurs d’un capitalisme éco-compatible encore appelé « éco-capitalisme » ; par « les humanistes » (altermondialistes) qui ambitionnent de concilier bien être et développement (Passet, Cassen, Plihon sont cités) ; ou encore par les partisans d’une « croissance verte » (Brown, Lipietz). Le développement durable : un « oxymore », rien de plus pour S. Latouche, aucun développement imaginé reposer sur la croissance ne pouvant être durable. Le problème, c’est qu’« en accolant un, deux, trois ou quatre épithètes au concept de développement, on ne remet pas vraiment pour autant en question l’accumulation capitaliste » écrit S. Latouche [p. 125]. Parmi les tenants du développement épinglés par S. Latouche, on notera A. Caillé, qu’il renvoie à sa propre critique de l’hubris, incomptatible avec la position « développementiste » qu’il lui fait tenir. Outre qu’il est un concept « plastique » [p. 132], « fourre-tout », le développement est en outre un concept « génétiquement » occidentalo-centré, il contient l’ hubris, du seul fait qu’il implique une absence de limite. Il n’est jamais dit développement de quoi, pour qui et pour quoi, mais jamais non plus jusqu’où. Un développement infini dans un monde fini n’a pas plus de sens qu’une croissance infinie » [p. 133].

Cette première partie s’achève avec un plaidoyer pour une décroissance démographique qui devra se faire « en douceur » [p. 144]. En fait la terre serait déjà surpeuplée « si tout le monde devait consommer comme un Américain » [p. 144].

La décroissance comment ?

Après avoir plongé son lecteur dans « l’enfer de la croissance », jusqu’à l’étang de feu qu’est l’hubris, où l’on retrouve les faux prophètes de la simplicité volontaire, mais surtout du développement durable, S. Latouche lui propose le salut par et dans la décroissance [1].
Tout est dit au tout début de cette deuxième partie : la décroissance est la solution, car ce n’est rien d’autre que la lutte contre l’illimitation. D’ailleurs, il faudrait plutôt parler d’a-croissance, nous dit-il, i.e. d’« abandon du culte irrationnel et quasi-religieux de la croissance pour la croissance » [p. 152]. « Si réaction il y a, écrit-il explicitement, c’est face à la démesure, à l’hubris » [p. 153]. Mais qu’y a–t-il au bout du chemin de l’a-croissance, de la lutte contre l’illimitation qui soit tant désirable ? : le bien-être, le bonheur. La société de décroissance permet de « renverser le “ciseau” entre la production du bien-être et le PIB » [p. 152]. « Le bonheur de l’homme, écrit-il plus loin, n’est pas de vivre beaucoup, mais de vivre bien » [p. 180]. Par la suite, S. Latouche s’emploie à nous mettre sur le chemin du bonheur promis par la société de décroissance. Un chemin qui prend la forme d’un « programme radical » pour une « décroissance sereine, conviviale et soutenable » [p. 153], et qui se décline en 8 « R » (voire plus) : réévaluer, reconceptualiser, restructurer, redistribuer, relocaliser, réduire, réutiliser, recycler. Le « RE » s’enchaînent ainsi au fil des chapitres.

Réévaluer, reconceptualiser. Il faut « réévaluer », c’est à dire mettre en avant d’autres valeurs qui sont, comprend-on, autant de déclinaisons de la lutte contre l’illimitation. Ainsi, « l’altruisme devrait prendre le pas sur l’égoïsme, la coopération sur la compétition effrénée, le plaisir du loisir et l’ethos du ludisme sur l’obsession du travail, l’importance de la vie sociale sur la consommation illimitée, le local sur le global, l’autonomie sur l’hétéronomie, le goût de la belle ouvrage sur l’efficience productiviste, le raisonnable sur le rationnel, le relationnel sur le matériel, etc. » [p. 157]. S. Latouche mobilise Castoriadis pour qui « il faut que l’idée que la seule finalité dans la vie est de produire et de consommer davantage – idée à la fois absurde et dégradante – soit abandonnée ; il faut que l’imaginaire capitaliste d’une pseudo-maîtrise pseudo-rationnelle, d’une expansion illimitée, soit abandonné » [Castoriadis, in Latouche, p. 159]. La mise en avant d’autres valeurs doit conduire à définir autrement certaines notions comme la richesse ou la pauvreté, bref, à reconceptualiser. Mais la tâche n’est pas simple, souligne S. Latouche car nos esprits ont été colonisés par un imaginaire économiciste, via notre éducation, la « manipulation médiatique » dont nous sommes l’objet et notre mode de vie concret quotidien [p. 160]. « Comment en sortir ? », comment décoloniser nos esprits ? Par un travail de « déligitimation des valeurs dominantes et de la manipulation » à l’instar de celle entreprise par G. Berthoud dans son ouvrage Une philosophie de la consommation [2005], qui pose selon S. Latouche « les bases d’une philosophie de la décroissance » [p. 177] en nous encourageant à une « consommation vraie » [p. 169], i.e. rien d’autre au fond, si nous avons bien compris, à renouer avec le don. Il faut ensuite faire oeuvre de « contre-information », de « contre-manipulation » et « d’iconoclastie », et enfin, « éduquer à la décroissance » [p. 179].

Restructurer, redistribuer. Une fois que nous aurons mis en avant d’autres valeurs, que nous serons par suite en mesure d’appréhender le monde autrement que sous les lunettes de l’économie, alors nous pourrons restructurer nos « rapports sociaux de production » pour construire une société décroissante qui procèderait d’un tout autre esprit que celui du capitalisme : « Notre conception de la société de la décroissance n’est ni un impossible retour en arrière, ni un accommodement avec le capitalisme, mais un « dépassement » (si possible en bon ordre) de la modernité. Non pas tant parce qu’elle en dénonce les contradictions et les limites écologiques et sociales, mais avant tout parce qu’elle en remet en cause l’“esprit” » [p. 186], i.e. « la démesure et la domination sans limite » [p. 187]. De sorte que, même si on y trouverait encore des marchés, du profit - qui pourrait être conservés comme « incitateurs » [p. 187] - de la monnaie, du capital et même des capitalistes, il ne s’agirait plus de capitalisme : « Une société de décroissance ne peut pas se concevoir sans sortir du capitalisme » [p. 187]. En fait, une société de décroissance est une société où l’économie est réenchâssée dans le social et/ou le politique comprend-on : « Sortir du développement, de l’économie et de la croissance n’implique donc pas de renoncer à toutes les institutions sociales que l’économie a annexées, comme la monnaie et les marchés, mais de les réenchâsser dans une autre logique » que celle de la démesure de l’accumulation des richesses et du pouvoir, comprend-on [p. 189]. Quelle est cette « autre logique » ? L’esprit du don, apparemment : « [Les marchés] incorporent toujours quelque chose de l’esprit du don qu’une société de décroissance se devrait de retrouver » [p. 190]. Avec la restructuration de l’économie, son réenchâssement dans le don, la redistribution a déjà commencé, et peut se poursuivre. Redistribution de la terre. De quoi s’agit-il ? : « de soustraire toujours plus de terre à l’agriculture productiviste, à la spéculation foncière, à l’emprise polluante de l’asphalte et du ciment, à la désertification, et d’en offrir davantage à l’agriculture paysanne, biologique, respectueuse des écosystèmes. Cela contribuera en outre à résoudre le problème du chômage en stoppant l’exode rural (en particulier au Sud), voire en inversant la tendance dans certains cas (en particulier au Nord) » [p. 192-193]. Redistribuer le travail, i.e. l’orienter vers des « emplois verts ». Redistribuer les revenus entre les générations : il s’agira notamment d’instituer un revenu minimum de citoyenneté et un revenu maximum autorisé, pour lesquels plaide le MAUSS depuis un certain nombre d’années [pp. 194-196].

Relocaliser. Si « la réévaluation constitue logiquement la première action et la base du processus, […] la relocalisation représente à la fois le moyen stratégique le plus important et l’un des principaux objectifs de ce dernier » [p. 197]. « Relocaliser, c’est bien sûr produire localement pour l’essentiel les produits servant à la satisfaction des besoins de la population à partir d’entreprises locales financées par l’épargne collectée localement. Mais cela va bien au-delà », précise S. Latouche. Relocaliser, c’est grosso modo redécouvrir le goût des autres, de l’échange de proximité et de l’autoproduction. Cela peut même passer par l’usage de monnaies locales. Relocaliser s’entend aussi au niveau politique : cela signifie alors s’occuper des affaires publiques à l’échelle de son quartier, organisé en « petite république » [p. 207]. Bref, société de décroissance et revitalisation de la démocratie locale vont de pair.

Réduire, réutiliser, recycler. « La réduction […] est l’essence même de la décroissance » [p. 214] car elle pose la question de la limitation de nos besoins et de leur réorientation. Il faut réduire sa consommation « pour travailler moins et consacrer plus de temps aux exigences spirituelles, aux relations humaines, familiales, sociales, érotiques, culturelles, religieuses - voire à regarder les nuages, “les merveilleux nuages”, comme l’ “étranger” de Baudelaire » [p. 215]. Il faut retrouver « la règle de Gandhi : vivre plus simplement pour que les autres puissent tout simplement vivre » [p. 218]. Que réduire d’abord ? : les transports et la consommation d’énergie ; réduire les déchets et les gaspillages, notamment dans l’agriculture ; réduire la durée de travail… à deux heures par jour, en vue d’accroître le temps non contraint. Il faut encore réutiliser, recycler (réhabiliter, réinventer etc.), « modifier notre attitude à l’égard des choses […] en traitant bien les objets pour les faire durer dans le temps » [p. 236]. Il faut « apprendre à réparer, à acquérir des produits d’occasion, sans en éprouver un sentiment de dévalorisation de soi, parce que ce comportement ne sera plus le résultat de la nécessité mais d’un choix de sobriété valorisante, d’un nouvel art de consommer » [p. 219]. Sans compter que c’est là un « formidable gisement de métiers à inventer ou à réinventer » [p. 237].

Mais la décroissance est « un projet de construction de sociétés conviviales autonomes et économes, au Nord comme au Sud » [p. 242]. « Une “société hors-croissance” au Sud ! C’est le condamner à la misère ! » objectera-t-on. Au contraire répond S. Latouche. « Oser la décroissance au Sud, c’est tenter d’enclencher un mouvement en spirale pour se placer sur l’orbite du cercle vertueux des 8 ‘R’ » [p. 27]. C’est même pour S. Latouche le seul moyen de rompre avec l’ethnocentrisme, car « l’objectif de la vie bonne se décline de multiples façons selon les contextes […]. S’il faut absolument lui donner un nom, cet objectif peut s’appeler umran (épanouissement) comme chez Ibn Khaldoun, swadeshi-sarvodaya (amélioration des conditions sociales de tous) comme chez Ghandi, bamtaare (être bien ensemble) comme chez les Toucouleurs, ou fidnaa / gabbina (rayonnement d’une personne bien nourrie et libérée de tut souci) comme chez les Borana d’Ethiopie. » [p. 251]… ou encore bonheur, comme on l’a déjà souligné [p. 180].

Avant de conclure, S. Latouche pose la question du régime politique qu’appelle une société de décroissance. A l’écofascisme des uns, il oppose une éco-démocratie. La décroissance ? : « il ne s’agit de rien de moins que de refonder la démocratie » [p. 270], en aménageant la démocratie représentative – droits de révocation des élus, organisation d’états généraux, le référundum d’initiative populaire, le recours à la participation directe dans certains cas (les budgets participatifs de Porto Alegre, par exemple » [p. 273] – et en revitalisant la démocratie locale seule capable d’entrer en dissidence, à la manière du mouvement zapatiste et du sous-commandant Marcos [p. 276].

La décroissance, une nécessité

Enfin, après avoir plongé son lecteur dans « l’enfer de la croissance », l’avoir mis en garde des faux prophètes du développement, lui avoir proposé d’être sauvé (littéralement d’abord, i.e. sauvé d’une mort prochaine) par et dans la décroissance, S. Latouche termine de le convaincre en lui précisant qu’en fait la décroissance est la seule voie possible pour son salut car elle s’impose à lui nécessairement, comme certaines catastrophes le lui rappellent périodiquement : « L’inquiétante canicule de l’été 2003 a fait beaucoup plus que tous nos arguments pour convaincre de la nécessité de s’orienter vers une société de décroissance » [p. 280], écrit-il. Il ne reste donc plus à son lecteur qu’à abandonner « la religion de l’économie » [p. 284], et qu’à se convertir, nécessairement, à la décroissance, pour entrer « au paradis de la décroissance conviviale « [p. 157].

En rubrique « Débats », l’article « Décroissance et anti-utilitarisme » propose une discussion des thèses de S. Latouche

Bonus video

Un entretien-vidéo d’1/4 d’heure avec S. Latouche sur la décroissance :

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// Article publié le 26 mai 2007 Pour citer cet article : Sylvain Dzimira, « Le pari de la décroissance  », Revue du MAUSS permanente, 26 mai 2007 [en ligne].
http://www.journaldumauss.net/./?Le-pari-de-la-decroissance
Notes

[1« L’anti-Pape » du MAUSS nous pardonnera ce jeu métaphorique auquel, pour notre décharge, il nous invite en évoquant « l’enfer de la croissance »

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