L’Accord

Editions Fata Morgana, 2010.

Un beau livre de notre ami Henri Raynal, qui sait si bien célébrer la merveille du monde (A. Caillé)

Présentation de l’éditeur :
Combien de choses regardées comme incompatibles, inconciliables, qui en réalité ne le sont pas... Combien, dont on dit qu’elles ne pourront jamais que mutuellement s’exclure, jusqu’au jour où il advient qu’elles se donnent la main, s’alliant intimement et oeuvrant de concert ; même, où on sur-prend leur conjonction...

Pourquoi la majesté ? Pourquoi la solennité ? Pourquoi l’homme y est-il sensible ? Pourquoi en créer ? Pourquoi y a-t-il une beauté du visage propre à la sorte d’extase en laquelle souvent se projette celle ou celui qui chante dans un chorale ou bien assiste à un récital ou à un numéro d’acrobatie où se mêlent l’audace et la grâce ? Pourquoi ces moments, ou d’autres (celui de l’admiration, par exemple), sans ego, celui-ci étant débranché ? De quel accord profond cette beauté particulière du visage témoigne-t-elle ? Quelle accès, quelle participation, à une largesse le transforme ? Si être accordé, c’est vibrer avec, est-ce avec la Vie, avec l’Univers, soit avec une ampleur et une générosité ?
Y a-t-il une noblesse de la déférence ? Une dignité à s’incliner ?
Existe-t-il un dévouement à l’impersonnel ?
N’y a-t-il pas lieu, en vue d’un indispensable réenchantement (puisant largement à ce que nous révèle chaque jour la science), de préconiser une philocosmie ? Philocosmie qui, pour certains, pourrait s’élargir à ce dont la Totalité cosmique émane, c’est-à-dire à la Source, à un Divin inconnaissable, néanmoins inspirant l’inévitable, la légitime pensée spéculative – indépendamment de toute religion, s’entend. N’y a-t-il pas une complicité entre l’Univers (et donc l’Enigme, à mes yeux, et le Divin, par conséquent) et nous ? Complicité justifiant la spéculation métaphysique, complicité fondant la curiosité, soutenant l’entreprise de la connaissance  ?
Un univers qui ne serait pas divers, est-ce seulement imaginable ? Le mot univers aurait-il encore un sens ? N’y a-t-il pas lieu de proposer une variante d’une question fameuse qui devient alors : pourquoi y a-t-il la diversité plutôt que rien ?
La musique, jusqu’où nous porte-t-elle, en certains instants privilégiés ?
Si la personne, en tant qu’entité unique et entité ayant conscience de soi, est le sommet, marque le couronnement, de l’extraordinaire genèse cosmique que nous décrivent les astrophysiciens, si elle appartient au Tout qui s’est dirigé si patiemment vers cette conscience, si pourtant elle en est distincte, est-il possible de concevoir avec précision le rapport entre l’être unique et la Totalité (ou le Divin), de déterminer leur frontière ? (Ou ne serais-je qu’une marionnette ?)
Qu’est-ce que le sacré – bien trop souvent considéré comme lié au négatif ? Plutôt qu’associé à la violence, à la mort, à la transgression, ne pourrait-on le définir ainsi : la vibration de l’Infini dans le fini (un objet, un être) ?
Telles sont les questions qui se trouvent posées dans L’Accord, conte philosophique, mystique, amoureux. Henri Raynal

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

// Article publié le 4 juin 2010 Pour citer cet article : RDMP, « L’Accord  », Revue du MAUSS permanente, 4 juin 2010 [en ligne].
http://www.journaldumauss.net/./?L-Accord
Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | squelette