Eugène Fournière, Essai sur l’individualisme

Présentation par Philippe Chanial


A lire sur ce site, des extraits de la présentation : « Le socialisme, un libéralisme d’extrême gauche ? Eugène Fournière, la question individualiste et l’association »

Le Bord de l’Eau Editions,
Collection « Bibliothèque républicaine »
dirigée par Vincent Peillon
Format : 13 x 20
310 pages
Date de parution : 17 février 2009
ISBN : 978-2-35687-017-9
Prix de vente public : 23 € TTC

Présentation de l’éditeur :

LE LIVRE

« Le socialisme est l’individualisme intégral. »
Cette proposition suffirait à résumer la thèse défendue dans cet ouvrage publié en 1908. Cette thèse n’est pas, à l’aube du XXe siècle, si iconoclaste qu’il y paraît. Jaurès n’avait-il pas lui-même, dix ans plus tôt, prononcé cette formule fameuse, « le socialisme est l’individualisme logique et complet » ? Or Eugène Fournière (1857-1914), socialiste jauressien et collectiviste convaincu, semble franchir un pas supplémentaire. Ne soutient-il pas que « le socialisme est un libéralisme d’extrême-gauche » ?

Cet ouvrage marquant vient nous replonger dans cette Belle Époque où il n’était pas incongru de célébrer les noces de l’individualisme avec la République sociale. Il permet de mieux découvrir toute la force de l’individualisme défendu alors dans le camp socialiste et républicain, que l’on aurait tort de rabattre, au prix de l’anachronisme, sur « l’individualisme réellement existant » de nos sociétés contemporaines ou d’identifier à la vulgate (néo-) libérale qui domine aujourd’hui. Ce travail de redéfinition et cet éloge original de l’individualisme proposés par Fournière sont aussi à lire comme une critique conjointe du matérialisme historique et du libéralisme économique. Ils ouvrent en effet à un révisionnisme à la française auquel l’auteur a apporté une part essentielle et aujourd’hui oubliée. Et si le « socialisme intégral » peut et doit s’identifier son « l’individualisme intégral », il ne saurait s’accomplir autrement que la libre association des individus, dans ce nouveau régime, la Sociocratie, qu’il n’est pas illégitime d’interpréter comme la dernière utopie socialiste de l’âge d’or libéral.
À travers l’œuvre et le parcours militant de Fournière, l’occasion est ainsi offerte de renouer avec la richesse d’une pensée singulière et radicale et de réinterroger à nouveau frais le socialisme à son âge d’or, au moment où après ses multiples défaites – 1830, 1848, la Commune – il vient redéfinir l’idéal républicain et démocratique et donner à l’individualisme une signification et une portée politiques que nous avons aujourd’hui perdues.

L’AUTEUR

Philippe Chanial est maître de conférences en sociologie et directeur du CERSO (Université Paris-Dauphine). Secrétaire de la Revue du MAUSS, il a notamment publié, La Société du don. Manuel de sociologie anti-utilitariste appliquée, La découverte, 2008 et Justice, don et association. La délicate essence de la démocratie, La découverte, 2002. Il a par ailleurs édité et présenté la nouvelle publication de La Morale sociale de Benoît Malon, coll. « Bibliothèque républicaine », Le Bord de l’Eau éditions, 2007.

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// Article publié le 17 février 2009 Pour citer cet article : RDMP, « Eugène Fournière, Essai sur l’individualisme, Présentation par Philippe Chanial », Revue du MAUSS permanente, 17 février 2009 [en ligne].
http://www.journaldumauss.net/./?Eugene-Fourniere-Essai-sur-l
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