Un heptalogue contre l’illimitation ?

Chronique d’octobre. Réflexions sur l’heptalogue pour continuer le dialogue avec les décroissants. La vie de La Revue du MAUSS permanente.

Chronique d’octobre

« On est entré dans une époque d’illimitation dans tous les domaines, confiait Castoriadis lors d’un entretien avec Mermet dans son émission Là-bas si j’y suis le 25 novembre 1996 (…). Cette libération est en un sens une grande conquête (…), continuait-il. Mais il faut aussi apprendre à s’autolimiter, individuellement et collectivement. La société capitaliste d’aujourd’hui est une société qui à mes yeux court à l’abîme de tous les points de vue, car elle ne sait pas s’autolimiter. Une société vraiment libre, où autonome comme je dis, doit savoir s’autolimiter (…).La liberté, précisait-il, est une activité qui sait se poser ses propres limites ».

C’est dans ce même esprit que le MAUSS, à l’initiative d’Alain Caillé et d’Ahmet Insel, a lancé une réflexion sur la possibilité pour les Modernes de se donner une éthique universalisable, quelques règles en nombre suffisamment limité, synthétisant les morales héritées [1] et énoncées de manière suffisamment simple pour pouvoir parler à une majorité. La revue du MAUSS permanente a pris le relais dans sa rubrique « Vers une éthique universalisable ». Il en était justement question aux dernières rencontres de La revue du MAUSS à Bayeux les 14, 15 et 16 septembre dernier, où nous recevions nos hôtes décroissants (après une première rencontreà Paris au mois de juin). Certains MAUSSiens, comme François Fourquet, ont pu leur adresser quelques critiques amicales, mais fermes. En retour, les décroissants n’ont pas manqué de contester de manière tout aussi amicale et ferme le projet d’un « heptalogue à l’usage des Modernes » présenté par A. Caillé. Malgré la conviction commune aux MAUSSiens et aux décroissants que la source de nos maux se trouve dans la logique de l’illimitation, la manière dont nous pourrions nous y prendre pour mener le combat nous divise encore. Poursuivons donc la réflexion…

Des règles ! Une éthique !! Une morale ! ! ! … quasi-religieuse !!!!

En fait, pour nos amis décroissants, de gauche, l’heptalogue - et pire encore dans sa version initiale, le décalogue - a une connotation trop religieuse pour ne pas être suspect. A gauche, surtout pour ceux qui voyaient dans leur jeunesse le monde sous les lunettes du marxisme plus ou moins althusserisé, la religion, c’est encore l’opium du peuple, une invention qui contribue sinon à la reproduction des rapports de domination qu’il s’agit d’abolir (pour les plus fidèles), ou du moins à la reproduction des inégalités. De ce point de vue, a priori anti-religieux, les défenseurs d’un tel heptalogue ne sont pas loin d’être des suppôts de Satan, i.e. du grand Capital… Quand on veut bien reconnaître au MAUSS qu’il ne veut pas fonder une autre religion, ou une secte – le Saint-Simonisme n’est-il pas devenu sectaire ? -, c’est encore la question de la morale qui bloque. Car la morale, pour bien des hommes et des femmes de gauche, est encore du côté du conservatisme, voire de la droite la plus réactionnaire, comme le souligne très justement Didier Peyrat. La morale, voilà l’ennemi. C’est oublier que pour ceux dont nous sommes les héritiers – les Durkheim, Mauss, Malon, Leroux – le socialisme, c’est d’abord une morale, comme le rappellent D. Peyrat dans le même article, Philippe Chanial dans sa préface à La morale sociale de Benoit Malon, et aussi, dans une autre perspective, Jean-Claude Michéa (nous avons nous-mêmes défendu l’idée que les positions politiques de Marcel Mauss en faveur d’un socialisme démocratique et associationniste peuvent trouver leur socle anthropologique et moral dans le don). L’éthique, comme signifiant, passe mieux. Mais la formulation par un seul homme, voire deux, d’une éthique de surcroît à prétention universalisable n’est pas moins suspecte que le projet d’une pseudo- ou quasi-religion ! On veut bien néanmoins se donner la peine de l’examiner. Car, on admet, à la réflexion, que sans un minimum de règles communes, de valeurs partagées, la société peut difficilement tenir.

Qui sont les croyants ?

Aux plus sceptiques, je dois dire que tous leurs doutes, je les ai partagés [2]. Mais à mieux y réfléchir, ces doutes me semblent constituer à leur tour des actes de foi, prendre leur source dans une croyance quasi-religieuse constitutive de notre Modernité, dans ce polythéisme qu’avait déjà relevé Max Weber où l’Individu, la Science et la Raison, notamment, ont pris la place du Dieu unique. Cette religion a « son » livre : ce sont tous les ouvrages de la philosophie morale et politique et de sciences sociales qui recherchent des règles morales, éthiques, de justice, du bon gouvernement, de la vie bonne etc. dans la raison calculatrice et utilitaire des individus. Ses racines sont anciennes (cf. Pour une histoire raisonnée de la philosophie politique, La Découverte). Mais elle connaît un franc succès depuis quelques siècles. Depuis Hobbes disons, le nombre de convertis s’est considérablement accru. Elle trouve bien sûr chez les économistes néoclassiques ses prêtres les plus éminents. Ils inspirent d’ailleurs bon nombre de social scientits aujourd’hui.

Cette religion anti-religieuse nous dit : exit toute totalité en surplomb. Exit toute transcendance. Exit toute règle qui ne serait pas fondée rationnellement. Exit bien sûr la religion. Ne restent véritablement que l’Individu autoengendré avec sa raison calculatrice et utilitaire, l’immanence de règles morales ou éthiques – comme on voudra - que l’on a donc individuellement choisies et formulées, et la science. Tel est notre credo massivement partagé.

En quoi sommes-nous là devant une religion ? Bien malin celui qui pourrait répondre à cette question, tant les spécialistes des religions peinent à définir ce qu’est une religion [3] . Disons donc simplement que nous sommes en présence de croyances qui ont un air de famille avec les croyances religieuses, au sens où elles reposent sur un acte de foi. Qui peut soutenir que les individus se font eux-mêmes ? Qu’ils ne doivent rien à ceux qui les ont précédés, engendrés même ? Qui peut nier que nous sommes loin de ressembler à des vulgaires calculateurs rationnels ? Qui, sinon ceux qui ont foi dans la science telle qu’ils la conçoivent, même s’il n’est pas nécessaire d’être scientifique pour partager ces croyances ?

Je me demande dans quelle mesure cette quasi-religion (appelons-là ainsi) n’inspire pas le mouvement de la décroissance lui-même. Je n’ignore pas que ce mouvement n’est pas monolithique, comme l’a bien relevé Fabrice Flipo . Que certains de ses plus éminents promoteurs – comme S. Latouche avec son Pari de la décroissance - condamnent cette même religion ; que toute leur vie s’est bâtie sur sa condamnation. Mais nous nous adressons aux militants, que ces promoteurs sont aussi parfois d’ailleurs : que nous dites-vous lorsque vous prônez la sobriété volontaire ? Que chacun d’entre nous, individuellement, a entre ses mains la solution aux problèmes écologiques que nous connaissons ; et qu’elle réside dans l’évitement du gaspillage de nos ressources, dans leur utilisation plus rationnelle, grâce d’ailleurs au développement d’une certaine technique, « éco-compatible », qui n’est rien d’autres ici qu’un autre nom pour la science. L’individu, la raison calculatrice et utilitaire, les règles qu’elle se donne, la science : tout y est.

Si je n’ai pas tout à fait tort, je comprends mieux le rejet qu’inspire le projet d’un heptalogue : c’est qu’il constitue un blasphème. Car d’une certaine manière, il invite à renouer avec le sens de la totalité, du collectif, il réinstitue une sorte de transcendance, fût-elle transcendance immanente, et n’en appelle pas à plus de raison, à l’intérêt bien compris, mais énonce des règles sur le mode d’un impératif presque catégorique (vraiment, cela semblait constituer un problème).

Comprenons-nous bien. Il ne s’agit pas de mettre les décroissants en face de leur refus de la totalité, de leur refus de « jouer collectif ». La sobriété volontaire, c’est jouer collectif. Mais c’est jouer collectif sur un mode individualiste. Il s’agit d’autant moins de leur jeter la pierre que nous sommes tous pris dans cette religion. Et c’est ensemble qu’il faut fournir des efforts pour nous en émanciper. Pourquoi ?

Précisions sur l’origine et la nature de nos maux environnementaux

Parce qu’elle est à la source notamment de l’état de la planète que nous déplorons en instituant un rapport instrumental au monde. Pour l’individu et sa raison calculatrice et utilitaire, tout ce qui l’entoure n’est qu’un moyen en vue de satisfaire ses propres intérêts. C’est cette instrumentalisation généralisée du monde qui est directement à la source de sa dégradation, car si tout n’est que moyen, il n’y a qu’à prendre, se servir, sans autre souci que la satisfaction maximale de nos besoins. C’est donc avec elle qu’il faut rompre. Mais encore faut-il bien comprendre que la crise dans laquelle elle nous plonge est d’abord de nature éthique et politique, et non pas environnementale ou écologique, même si elle l’est aussi. Ethique au sens où elle consiste en un repli sur soi généralisé, non pas au sens d’isolement généralisé – à certains égards nous n’avons jamais été aussi nombreux en rapport les uns avec les autres – mais au sens où elle consiste en une mise en rapport instrumental des autres à soi généralisée. La crise est encore politique au sens où, du fait même de cette crise éthique, nous avons perdu le sens de ce qui est collectif autrement que rapporté à soi, le sens du « nous » qui vaut pour lui-même. Voilà donc ce qu’il nous faut d’abord : une éthique, dans laquelle nous retrouverions le sens du politique. C’est bien le sens de l’heptalogue tel que je le comprends. Mais quelles règles éthiques, et d’où viennent-elles ?

De l’heptalogue et de la manière dont je le reçois

L’erreur, le danger même, serait de considérer que puisque le problème réside d’abord dans notre rapport instrumental au monde, il faut cesser de considérer le monde (tout ce qui nous entoure, les autres et notre environnement) comme un moyen en vue de satisfaire nos besoins, qu’il faut rompre avec toute instrumentalité. L’erreur serait de croire qu’on peut rompre avec l’illimitation du vice en basculant dans l’illimitation de la vertu ; ou, pour le dire dans le langage du sociologue Max Weber et non plus dans celui des moralistes, de faire le choix de l’éthique de la conviction aux dépens de l’éthique de la responsabilité ; dans celui des philosophes : d’adopter une morale déontologique, en balayant d’un revers de main l’option conséquentialiste. Ce serait une erreur et un danger même car l’humanité comporte une part non éradicable d’agir instrumental. Le nier, ce serait aller au-devant de lendemains qui déchantent, et, pour tout dire, potentiellement totalitaires. Car on ne manifeste pas la volonté de supprimer ce qui n’est pas éradicable sans contrainte liberticide ni violence.

Il faut donc peut-être commencer par nous rappeler à nous-même que notre rapport au monde ne peut pas, ne doit pas être que instrumental. C’est du moins le sens que je donnais aux premières formulations du décalogue. Ainsi, A. Caillé proposait notamment les règles suivantes :


- (…) 3. Tu traiteras les autres sujets humains aussi comme des fins et pas seulement comme des moyens (…) ;

- 6. Tu traiteras la nature et le donné historique et culturel aussi comme une fin et pas seulement comme un moyen (…) ;

- 7. Tu considéreras l’extension de la démocratie (l’acceptation du conflit non violent et de la pluralité) comme une fin et pas seulement comme un moyen.

Les philosophes auront reconnu dans la troisième règle l’impératif kantien dans sa deuxième formulation. On peut considérer la sixième et la septième comme son extension appliquée à la nature, à la culture et à la démocratie - dont on peut penser qu’elle devrait parler aux écologistes. C’est que l’une des ambitions affichées est de repérer une sorte de plus petit commun dénominateur à toutes les morales des religions et des philosophies héritées, afin d’emporter l’adhésion d’un grand nombre. C’est là où l’ambition en rencontre une autre, plus théorique, dont les rapports avec la première, synthétique, mériteraient d’être éclaircis.

Si Alain Caillé a présenté ce décalogue, puis cet heptalogue comme susceptible d’être universalisable, c’est qu’il le voit adossé au roc de la morale éternelle selon Marcel Mauss, i.e. au don, à la triple obligation de donner, recevoir et rendre. Plutôt que de rechercher une éthique dans la raison calculatrice et utilitaire, comme notre religion moderne nous y conduit, il nous invite à expliciter tout en l’actualisant la morale dont le don est le roc. Remarquons que si le décalogue est qualifié d’éthico-politique, c’est bien en raison du fait qu’il prendrait sa source dans la morale intrinsèque de ce qui définit par excellence notre condition humaine d’animal politique au sens d’Aristote, i.e. dans l’opérateur des alliances durables qu’est le don selon Marcel Mauss. D’ailleurs, s’il est présenté par Alain Caillé sur un mode quasi-religieux, c’est peut-être aussi parce qu’à ses yeux le don qu’il manifeste contient lui-même une dimension quasi-religieuse : le religieux, écrit-il dans ses « Nouvelles thèses sur la religion » (2003), c’est « la relation de la société des humains avec la société universelle des invisibles étendue jusqu’à l’infini et à l’éternité » (Ibid., La Revue du MAUSS semestrielle n°22, « Qu’est-ce que le religieux ? », 2003, p. 316). Or, que manifeste le décalogue, puis l’heptalogue, sinon la reconnaissance d’une dette au moins envers ceux qui nous ont précédés, et ceux qui nous succèderont, i.e. envers des invisibles ? Du moins peut-on considérer que le don qu’il symbolise relève de ce qu’il appelle le politico-religieux. Rappelons que pour lui, ce dernier « concerne la capacité de la société à s’instituer comme telle, dans ses limites symboliques, en rapport avec une extériorité et une altérité – les ennemis, son passé, son avenir, ce qu’elle pourrait ou aurait pu être, son idéal ( ce qu’elle croit pouvoir être) et son contre-idéal ( ce dont elle veut absolument différer). Il confère à une société son identité propre avec une altérité déterminée (l’ennemi, l’étranger) et avec une altérité indéterminée (l’infinité de l’invisible » (Ibid., p. 317). Voilà, qui, je l’espère, dissipera les doutes de ceux qui voyaient dans ces « connotations religieuses » la volonté de fonder une nouvelle religion ! L’énoncé d’un tel déca- ou heptalogue n’a pas d’autre ambition que de soumettre à discussion des principes, une éthique susceptible d’instituer une autre société, contre la société d’illimitation qu’est devenue la nôtre.

De l’heptalogue, de quelques questions qu’il me pose

Reste à savoir dans quelle mesure les morales des philosophies et des religions héritées expriment elles-mêmes diverses actualisations de la morale du don, de sorte que leur synthèse sous son signe serait envisageable. Vaste question. Je ne soulèverai qu’un point, évoqué à Bayeux : celui du rapport entre la morale kantienne et celle du don.
Pour moi, le don est anti-utilitaire (un credo du MAUSS !) : il s’opère sous le signe du refus de l’intérêt, qui peut bien être satisfait, mais par le détour de son déni (ce sont là des formulations empruntées à A. Caillé) : on donne en refusant le retour comme contrepartie équivalente, signifiant ainsi que le lien vaut d’abord pour lui-même, tout en l’acceptant comme symbole d’une alliance placée, donc, sous le signe du refus de faire primer ses intérêts sur l’amitié. On le voit, procédant du refus d’un rapport instrumental à l’autre, le don le rend possible dans les limites signifiées de l’amitié, de la loyauté etc. En ce sens, l’éthique ni déontologique ni conséquentialiste, dont nous disions plus haut que c’était vers elle qu’il fallait peut-être nous orienter pourrait bien trouver son fondement théorique dans le don. Mais trouve-t-elle bien sa formulation dans l’impératif kantien ? Celui-ci ne place-t-il pas trop le moyen « au même niveau » que la fin, quand dans le don le moyen, le rapport instrumental, reste subordonné à la fin, au rapport anti-instrumental ? Du point de vue de la morale du don, ne faudrait-il pas plutôt se donner pour règles que nous traiterons les autres sujets humains, le donné naturel et culturel et la démocratie d’abord comme des fins, et pas seulement comme des moyens ? Une autre question. Doit-on, du point de vue du don, exprimer cette éthique comme un impératif de type kantien – « tu traiteras, tu considèreras » etc. ? Autrement-dit, doit-on vraiment faire passer cette éthique comme une morale du devoir, quand le don est certes obligatoire, mais tout aussi libre qu’obligatoire ? « Il s’agit de s’obliger librement » pourra-t-on objecter. Certes, mais la morale du don ne ressortit-elle pas davantage à la promesse qu’au devoir, même libre [4] ? Doit-on encore du point de vue du don s’adresser à chacun d’entre nous quand le don est un phénomène au moins autant collectif qu’individuel ? « Il s’agit de s’y obliger librement, et collectivement », pourra-t-on encore objecter. Certes, mais n’est-ce pas trop s’adresser aux monades que nous sommes presque devenues, et d’une certaine manière aller trop dans le sens du cours de notre histoire récente, alors que l’ambition est bien de l’infléchir dans le sens d’une réappropriation de notre destin collectif ? À moins qu’il s’agisse là de la moins mauvaise façon de parler à des monades, pour les « démonadiser » [5] ?

Bref, si nous avons bien compris, les décroissants pensent que l’origine de nos dérèglements est dans notre rapport instrumental généralisé au monde, à la source de l’illimitation, et ils considèrent qu’il est temps de revenir à un rapport moins instrumental à la nature. Qu’ils sachent qu’ils peuvent sans doute trouver dans les travaux théoriques du MAUSS une vision de l’homme qui est susceptible de fonder cette éthique qu’ils veulent voir advenir. Et qu’ils n’hésitent pas non plus à proposer quelques reformulations. Car sur cette questions, les « clercs » ne sauraient avoir le denier mot en raison de leur statut de « clercs ».

Sur la vie de La Revue du MAUSS permanente

Concluons cette chronique au statut mal défini (sans doute vise-t-elle simplement à donner du rythme à l’ensemble, à marquer des saisons, le temps qui passe...) sur la vie de La Revue du MAUSS permanente. Merci d’abord à tous nos contributeurs qui font vivre nos rubriques. En mai dernier (cf. notre Chronique de mai), nous nous étions fixés pour objectif de rendre la revue plus interactive, en donnant la possibilité aux internautes de laisser des commentaires sur chacune des contributions ; de développer nos relations avec nos amis brésiliens ; d’exploiter davantage les outils audio et vidéo, afin de rendre le site plus vivant ; et d’ouvrir une rubrique consacrée aux associations et à l’économie sociale et solidaire. Où en est-on ? Nous rencontrons quelques problèmes techniques qui nous empêchent provisoirement de donner la possibilité aux visiteurs de nous faire part de leurs réactions aux articles. Nous y travaillons. En attendant, que ceux qui souhaiteraient réagir nous envoient leurs contributions à mausspermanent@yahoo.fr, nous les mettrons en ligne sous le texte discuté, comme nous avons déjà pu le faire avec le Manifeste pour une Assemblée Constituante d’André Bellon. Quant à nos relations avec nos amis brésiliens, nous avons des raisons de nous réjouir de ce que nous avons fait, puisque nos réalisations les ont incités à créer une Revue du MAUSS permanente latino-américaine, animée notamment par Paulo Henriques, Brasilmar Ferreira Nunes, Genauto Carvalho et Eric Sabourin. Allez la voir, en cliquant sur le lien suivant : La Revue du MAUSS Permanente latino-américaine. Il faut maintenant que nous trouvions ensemble la manière de valoriser et de croiser nos réflexions respectives. Par ailleurs, les documents audio et vidéo ont fait leur apparition. Un entretien vidéo a même été réalisé avec Christian Laval autour de son dernier ouvrage, L’Homme économique. Mais là aussi, nous rencontrons quelques difficultés techniques pour sa mise en ligne, difficultés que nous espérons surmonter sous peu... Un bel entretien ; un beau moment. Qu’il en soit remercié. La rubrique sur les associations et l’économie sociale et solidaire n’a pas encore vu le jour. Récemment sollicité pour ses connaissances sur ces questions, Roger Sue nous a immédiatement assuré de son soutien, malgré son emploi du temps chargé. Nous le remercions vivement aussi. Considérons néanmoins que cette rubrique a commencé avec l’article reçu du Comité de la Charte et rédigé par Estelle Hédouin sur la rémunération des bénévoles dirigeants, et la contribution de Jean Lavoué sur la conduite des associations d’action sociale. Enfin, il n’est pas impossible que nous lancions un débat sur les sciences économiques et sociales au lycée, au moment où certains discours du Ministre de l’Education nationale laissent penser que cette discipline est menacée. Nous terminons en remerciant Fabien Robertson qui s’est attaché à rendre le plus agréable possible la lecture des articles de la revue en mettant en place un sommaire automatisé, et qui travaille à la résolution des problèmes techniques que nous rencontrons (d’ailleurs, à l’heure tardive où nous écrivons, il y est encore !). Grâce à Fabien, encore, nous devrions pouvoir envoyer dans quelques temps à ceux qui le souhaitent un courrier automatisé qui recensera nos dernières publications. Un dernier mot : le nombre de visites de notre revue en ligne augmente régulièrement, au-delà même de nos espérances. Nous y voyons un encouragement à poursuivre nos efforts.

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// Article publié le 17 octobre 2007 Pour citer cet article : Sylvain Dzimira, « Un heptalogue contre l’illimitation ?  », Revue du MAUSS permanente, 17 octobre 2007 [en ligne].
http://www.journaldumauss.net/./?Un-heptalogue-contre-l
Notes

[1Pour une critique de la critique maussienne du don chrétien, on lira la contribution de Jean-Pierre Siméon Vivre dans l’atmosphère du don. Pourrait entrer en discussion avec elle l’article de Julien Rémy et Alain Caillé, dont le titre sonne comme une critique de la charité à l’égard du Sud : Ne vous demandez pas ce que vous pouvez faire pour l’Afrique

[2L’emploi de la première personne du singulier est motivé par le souci de ne pas prêter au MAUSS ce qui ne relève que de considérations personnelles.

[3Cf. La Revue du MAUSS semestrielle n°22, 2e semestre, « Qu’est-ce que le religieux ? Religion et politique », MAUSS/La Découverte, 2003.

[4À mieux y réfléchir, il est possible que ma gêne avec ces formulations ne manifeste que la religion de l’individu auto-engendré de l’homme moderne que je suis... Peut-être, faudrait-il mettre en avant dans la formulation de l’heptalogue cette dimension de liberté, moins d’ailleurs pour séduire les hommes épris de liberté que nous sommes que parce que ce serait conforme à l’esprit du don qui l’anime.

[5Ou encore pour « ré-aimenter les particules élémentaires » que nous sommes presque devenues, pour reprendre les termes de Pierre Prades en écho à Alain Caillé qui s’interroge sur la fin du politique ?

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