Quatre séances du séminaire extérieur du Collège International de Philosophie sur théorie sociale et psychanalyse

18h30-20h30
Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris
Mer 12 jan, Mer 19 jan, Mer 26 jan : Salle JA01
Lun 31 jan : Salle JA05

Théorie sociale et psychanalyse

S’interroger sur les rapports entre théorie sociale et psychanalyse, et demander s’il y a une théorie sociale en psychanalyse, une théorie sociale formulée et formulable par la ou les théories psychanalytiques, exige d’affronter deux représentations à la fois opposées et très répandues. La première tient pour une évidence l’existence d’une théorie sociale psychanalytique : Freud n’est-il pas celui qui a fait de la répression des pulsions la condition de la culture et de l’exercice collectif de la liberté ? Selon la seconde, la psychanalyse est une théorie de l’individu, de ses fantasmes et mécanismes psychiques, qui promeut la causalité psychique là où l’on invoquait les incidences de la réalité. Que ce soit pour la récuser ou pour faire valoir son originalité, on pose alors que la psychanalyse est science de la vie psychique et non de la vie sociale et de ses interactions. On interrogera ces deux assertions en commençant par se demander pourquoi l’existence d’une théorie sociale psychanalytique est théoriquement problématique voire contradictoire. L’enjeu de la discussion est de taille. En effet, s’il n’y avait pas de théorie psychanalytique du social, quelle actualité et quel avenir donner à la psychanalyse, dès lors qu’on veut défendre, d’une part, la structure fondamentalement collective d’existence et de constitution des individualités et, d’autre part, la consistance des souffrances sociales, soit l’existence d’une causalité non strictement intrapsychique ? La question dirimante se pose aujourd’hui de savoir ce que la psychanalyse peut nous dire de ces souffrances sociales. La difficulté tient en retour en partie au coût théorique de la transposition des thèses psychanalytiques dans le champ social, car celle-ci signifie souvent – toujours ? – la perte de la dimension proprement psychique de la théorie. C’est pourquoi la question de savoir s’il peut y avoir une théorie sociale en psychanalyse, qui ne soit pas une psychologie sociale, une socio-psychologie, une psychologie du développement, etc., nous semble avoir la consistance d’un problème.

http://www.ciph.org/activites.php?rub=seminairesExt

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// Article publié le 9 janvier 2011 Pour citer cet article : RDMP, « Quatre séances du séminaire extérieur du Collège International de Philosophie sur théorie sociale et psychanalyse », Revue du MAUSS permanente, 9 janvier 2011 [en ligne].
http://www.journaldumauss.net/./?Quatre-seances-du-seminaire
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