Des sacrifices humains

Où il est montré, comparant sacrifice humain en Mésoamérique et ailleurs, et chasse-aux-sorcières sous nos climats, que le sacrifice humain n’est en rien propriété d’un autre-bout-du-monde ’sauvage’ tant les sociétés européennes, habillant des pratiques sociétales très comparables, traitent, spontanément et comme toujours, nos latitudes avec indulgence et les univers exotiques avec acrimonies.

Nous immergeant en permanence au milieu de nos plus lointains frères humains, l’anthropologie impose à l’humaniste un renoncement définitif à toute forme d’orgueil ou de rejet : racisme, nationalisme, ostracisme religieux, sexisme, etc. ; malgré quoi les cultures ne cessent d’imaginer des ruses, volontiers tapies dans le lexique, pour s’impliquer chacune supérieure à tout autre. En un court article [1] parmi tant d’inoubliables, Claude Lévi-Strauss a montré qu’entre injection (de sang, d’hormone hypophysaire ou autres greffes d’organes prélevés sur autrui) et ingestion de divers tissus humains, il n’y a que différence de moyens d’incorporation : mais nos langues tiennent à qualifier médicale cette injection, et à nommer cannibalisme cette ingestion.

Entre pratiques socioculturelles au fond très voisines, il y aurait donc surtout divergence toute nominaliste, imposée par une société croyant affirmer par là son exceptionnelle spécificité. Outre l’incorporation de tissus de nos semblables dite ici médecine, là-bas anthropophagie, la rituelle mise à mort collective d’autrui en offre un autre exemple : sacrifice humain en Mésoamérique et ailleurs, chasse-aux-sorcières sous nos climats. Loin au delà de cette dernière, de nombreux massacres plus récents et autrement étendus (ainsi les guerres mondiales et coloniales) restent au débit de l’Occident, mais cette ’chasse’ idéologiquement et juridiquement très construite ritualisa l’exécution de plusieurs dizaines de milliers d’Européens durant les deux premiers tiers des Temps-Modernes [2] : soit au moment même des premières et intenses colonisations lointaines, hispaniques en particulier, auxquelles précisément les sacrifices humains servirent de prétexte ; entre ceux-ci, horrifiant le dominicain, et chasse-aux-sorcières qu’il pratiquait, il y aurait donc simple variation dans la représentation idéologique -voire pure nuance terminologique. Pour l’établir, il faut inventorier les similitudes et les ’différences qui se ressemblent’ (Lévi-Strauss) entre les deux phénomènes.

On sait que sacrifier, sacrum facere, consiste à ’fabriquer du sacré’ pour créer un lien entre sacrifiant et dieu initialement séparés par une distance infranchissable -que Lévi-Strauss réduit au moyen d’une très didactique image de physique [3]. Pour sacrifier, on commence par vouer à la divinité une victime d’abord profane, puis consacrée (cum sacrata : amalgamée avec le sacré) : symboliquement confondu avec cette divinité, l’objet ou l’être vivant victimé est alors détruit ou tué, le ’vide’ créé par cette destruction de matière sacrée étant ’automatiquement’ comblé par le dieu ’libérant le bienfait escompté’. Toute pratique sacrificielle suit un rituel très précis, assuré par un sacrificateur spécialisé ; enfin, on distingue en principe sacrifices communiel (unissant homme et dieu) et piaculaire (expiant une faute humaine envers le dieu).

Prenons comme référence le sacrifice humain mésoaméricain [4]. Pour l’essentiel, il vise à maintenir l’ordre cosmique, à nourrir les dieux, secondairement à valoriser le sacrifiant. Aussi les dominants seuls (souverain, prêtre, guerrier, etc.) pouvaient offrir des sacrifices humains, les dominés n’offrant qu’un peu de leur propre sang, ou de petits animaux ; de toutes conditions (esclaves, prisonniers de guerre, condamnés civils, mais aussi aristocrates), les victimes -gratifiées par leur mort, ainsi que leur entourage- se montraient assez résignées voire consentantes et parfois volontaires. On sait le contexte classique du sacrifice (sacrificateur, lieu, moment), bien sûr très ritualisé : assuré par des prêtres préalablement mis en condition -comme les victimes- par costumes symboliques et drogues, il s’effectue en haut de la pyramide, devant le temple sommital, sur un autel de pierre où la victime est allongée, lors de cérémonies religieuses rythmées par le calendrier. Est surtout frappante la débauche sanguinaire du sacrifice humain mésoaméricain : au moyen d’un grand couteau de silex, les sacrificateurs procèdent par cardiectomie, éviscération, décapitation, écorchement, etc., après quoi le cadavre est souvent dépecé, le cœur mangé par les prêtres, les quadriceps par le souverain, les restes humains jetés aux fauves dédiés aux dieux ; le sang est tenu à disposition divine en une auge de pierre sculptée ; les os fournissent le matériau d’ustensiles divers ou de parures, tandis que les prêtres peuvent se vêtir de la peau du sacrifié.

Revenons sous des cieux en principe moins charcutiers de viande humaine. Entre fins du 15e et du 17e siècles, le pouvoir spirituel de Rome se voit toujours davantage entravé par la montée continue des puissances temporelles, d’autant plus qu’en Europe septentrionale et centrale celles-ci s’émancipent au moyen d’un protestantisme franchement anti-romain ; ce qui induit une surenchère de rigorisme chrétien : souverains et papes rivalisent de christianisme dogmatique, dont témoignent les diverses variantes de Réforme -y compris celle catholique. Or cette ’surchristianisation’ (Jean-Patrice Boudet) permet aussi de renforcer le contrôle de la population par le biais de juridictions spécialisées (Inquisition, et tribunaux locaux qui s’en inspirent) luttant contre les plus diverses déviances d’alors, de l’insoumission féminine [5] à la sodomie -toutes commodément attribuées à de supposés sorcières et sorciers dès lors abondants. Aussi les procès en sorcellerie s’avèrent singulièrement nombreux et virulents en Terre d’Empire, où une poussière de petites principautés devenues protestantes doivent imposer respect du nouveau dogme à leurs sujets préalablement catholiques, tout en s’efforçant de prévenir ou du moins encadrer les lynchages spontanés de présumés sorciers dûs à de trop zélés néophytes réformés ; tandis qu’en l’aire latine aux Etats centraux sans cesse plus solides et restés catholiques, l’Inquisition continue de traquer les hérésies plus ordinaires (celle protestante justement, ou en péninsule ibérique celles des marranes voire des mudéjars) et la chasse-aux-sorcières s’y révèle moins intense. Mais partout en Europe, il devient entendu que toute conduite insolite peut relever de la sorcellerie, magie utilisant le mal à des fins immorales ou/et anti-sociétales, que le christianisme assimilait au commerce avec le diable : ainsi s’installent, au service des dominants et sous couvert de religion, théâtre et dramaturgie de la chasse-aux-sorcières, variante historique de l’éternelle ’justice’ politique (procès de Socrate, des templiers, affaires Calas et Dreyfus, procès staliniens, mccarthysme...) selon laquelle accusation imprécise vaut culpabilité certaine, l’accusé se voyant parfois contraint -par les pires moyens coercitifs- d’inventer ses forfaits et leurs preuves au fil de l’instruction et du procès ; cet ordre moral avant la lettre a même son bréviaire, le fameux Malleus Maleficarum (1486) des dominicains Heinrich Kramer et Jacques Sprenger (réédité une trentaine de fois jusqu’à la fin du 17e) : la chasse-aux-sorcières peut s’ouvrir. A tous égards, les procès en sorcellerie s’avèrent iniques : on cache dénonciateurs et griefs à l’accusé, qui mis à la torture doit livrer lui-même -i.e. souvent imaginer- ses méfaits ; il se voit systématiquement exposé à l’injonction paradoxale : quoi qu’il fasse ou non, il est perdu puisqu’il se condamne en avouant -mais qu’il n’avoue pas sous la douleur signe une taciturnité inspirée par le diable, autant dire un aveu. Evitons la litanie des tortures physiques, singulièrement horribles et trahissant le désordre mental des accusateurs bien davantage que des accusé(e)s [6] ; en son anonyme Cautio criminalis seu de processibus contra sagas liber (1631) [7] destinée à défendre celles-ci, le jésuite Friedrich Spee von Langenfeld évoque les insoutenables sévices infligés aux prévenues, au long de quoi elles avouaient souvent tout ce que l’on voulait -pour finir brûlées vives [8].

Avant un bref parallèle entre Mésoamérique et Europe, rappelons que tout le christianisme se fonde sur la crucifixion, long supplice mortel -et infâmant- usuel dans la Rome antique, instrumentalisé comme autosacrifice d’un dieu sous apparence humaine : sans phrases, un sacrifice humain quasi convenu entre tortionnaires et sacrifié, alors que les disciples du Christ étaient les dissidents d’une religion judaïque ayant dès longtemps -depuis Abraham- remplacé ce sacrifice humain par un sacrifice animal. Les chrétiens chasseurs de sorcières manipulées par le diable ne pouvaient donc faire moins que leur dieu autosacrifié pour eux ; en même temps, à Hernán Cortés lui reprochant les sacrifices humains aux dieux mexicas, Moctezuma II eut beau jeu de répondre qu’il préférait voir sacrifier les fidèles d’un dieu bien plutôt que le dieu lui-même... De ces chicaneries transatlantiques d’exégètes, il ressort surtout que les religions les plus diverses ne vont guère sans sacrifice dont chair et sang humains font souvent les frais -et que les quelques dizaines de milliers de morts européens pour sorcellerie firent objet d’une sorte de sacrifices humains ne disant pas son nom. En effet, tandis que les sacrifices humains mésoaméricains faisaient perdurer l’ordre cosmique en nourrissant les dieux avec des sacrifiés que leur mort honorait, les européennes chasses-aux-sorcières maintenaient un ordre terrestre chrétien qui ne pouvait que plaire à Dieu par la purgation sociétale des ’fiancées du diable’ que leur mort infâmante au milieu des flammes confirmait comme telles : les précieux ruisseaux de sang [9] consommés par les dieux mésoaméricains sont symétriques et opposés [10] -mais contemporains- des feux vifs et crépitants en quoi disparaissent, ad majorem Dei gloriam, les sorcières diaboliques ; communs au Christ, aux sacrifiés mésoaméricains et aux sorcières, ces flots de sang tendent à montrer que la véritable communion entre terrestre pâte humaine et Transcendance quelle soit-elle ne peut aller sans terribles souffrances physiques pour les fidèles.

Entre sacrifice humain et chasse-aux-sorcières apparaissent d’autres oppositions, lesquelles forment système. N’ayant pas à ’juger’ préalablement, les prêtres-sacrificateurs mésoaméricains assurent seuls tout le sacrifice : ils préparent les sacrifiés, les exécutent, les dépècent, en répartissent les morceaux selon le rituel, en mangent une partie, etc. ; alors qu’en Europe une succession de sacrificateurs très spécialisés comprend l’inquisiteur ou le juge religieux, qui ne fait ’que’ mettre à la question et condamner sur le seul plan canonique, avant de livrer la future sacrifiée brachio et judicio saeculari (au bras séculier et à la justice [11]), au juge ’civil’ et au bourreau qui ne font ’que’ confirmer et exécuter la sentence ; en résulte une différence dans la répartition de la souffrance : en Mésoamérique, elle paraît d’abord morale et lancinante avant sacrifice, puis physique et extrême au moment de celui-ci -alors qu’en Europe la douleur semble morale et physique à la fois, et au moins aussi grande pendant la question que lors de l’exécution.

Au total, s’il n’est pas douteux que le sacrifice humain mésoaméricain ait tous les caractères du sacrifice, on doit vérifier qu’il en va de même pour la chasse-aux-sorcières. A quelle ’divinité’ la sorcière est-elle vouée, sinon au diable -pour indirectement complaire à Dieu ? Initialement profane aux yeux de ses juges, elle est officiellement consacrée diabolique par son procès même, et pour cela victimée : livrée vivante aux flammes, elle est implicitement sacrifiée à son maître infernal. Ainsi récupérant sa ’fiancée’, en contrepartie le diable ne remplit pas ’automatiquement’ -selon l’image lévistraussienne [12]- le ’vide’ créé par la destruction sacrificielle ’du fait de l’homme’ ; on sait que le diable ne peut jamais mieux faire que le contraire bâclé de ce que fait Dieu, et en l’espèce, le ’bienfait’ diabolique se limite à l’envers d’un méfait : débarrassée de la sorcière qui rejoint ’son’ diable, l’humanité est un peu moins mauvaise qu’auparavant ; enfin, le sacrifice de la sorcière est à la fois piaculaire, puisqu’il nettoie le monde terrestre d’une tache diabolique, et communiel, puisque ce nettoyage rapproche de Dieu les sacrifiants et sacrificateurs humains [13].

Comme on peut évaluer -dans la mesure du possible- que les victimes de la chasse-aux-sorcières représentent quelque 10% de celles des sacrifices humains mésoaméricains, on conviendra que ceux européens sont quantitativement bien moindres ; mais ces derniers n’en réunissent pas moins, comme ci-dessus proposé, les principaux caractères qualifiant les sacrifices humains. Aussi le terme ’chasse’ paraît une douce litote pour désigner deux siècles d’assassinats religieux programmés pour contenir, entre autres, une féminité guère moins redoutée du christianisme que la judéité : la présente note visait donc à souligner que sur le plan anthropologique, le sacrifice humain n’est en rien propriété d’un autre-bout-du-monde ’sauvage’ -ce dont témoignent à l’envers des mots qui, bien qu’habillant des pratiques sociétales très comparables, traitent, spontanément et comme toujours, nos latitudes avec indulgence et les univers exotiques avec acrimonie.

Chalmazel (Loire), le 05 octobre 2016.


// Article publié le 5 octobre 2016 Pour citer cet article : Richard Bucaille, « Des sacrifices humains », Revue du MAUSS permanente, 5 octobre 2016 [en ligne].
http://www.journaldumauss.net/./?Des-sacrifices-humains
Notes

[1) ’Siamo tutti cannibali’, in La Repubblica, 10 octobre 1993 ; repris in Cahier de l’Herne à lui consacré en 2004 (dirigé par Michel Izard) : ’Nous sommes tous des cannibales’, pp. 34-36.

[2) De la chasse-aux-sorcières, distinguons nettement les pogroms : eux aussi catharsis de terreurs irrationnelles, mais d’origine populaire et plus ou moins spontanés, même si l’institution les tolérait voire encourageait. Quant à la witch hunt de Joseph McCarthy, autre délire obsidional où communisme et homosexuels tenaient lieu de diable, elle entraîna divers drames personnels, mais ne provoqua aucune exécution capitale (en une société où celle-ci reste pourtant usuelle) au-delà de celle des époux Ethel et Julius Rosenberg -exception confirmant la règle, puisqu’ils semblent avoir été de réels espions au profit de l’U.R.S.S.

[3) ’Une fois le rapport entre l’homme et la divinité assuré par sacralisation de la victime, le sacrifice le rompt par la destruction de cette même victime. Une solution de continuité apparaît ainsi du fait de l’homme ; et comme celui-ci avait préalablement établi une communication entre le réservoir humain et le réservoir divin, ce dernier devra automatiquement remplir le vide, en libérant le bienfait escompté.’ Lévi-Strauss : La pensée sauvage, Paris, Plon éd., 1962, p. 298.

[4) V. collectif : El sacrificio humano en la tradición religiosa mesoamericana, Mexico, INAH/UNAM éd., 2010, notamment Guilhem Olivier et Leonardo López Luján : ’El sacrificio humano en Mesoamérica : ayer, hoi y mañana’, pp. 19-42 (en ligne : http://www.mesoweb.com/about/articles/Sacrificio.pdf) ; et Gregory Pereira : ’El sacrificio humano en el Michoacán antiguo’ (en ligne : https://www.academia.edu/1402202/El_sacrificio_humano_enelMichoacán antiguo), pp. 247-272, avec nbreuses ill. très intéressantes. On pourrait nous faire grief de ne pas détailler, à l’intérieur de l’aire mésoaméricaine, les pratiques aztèques, mayas, tarasques, etc. ; toutefois les sacrifices humains en cette aire, secondaires en notre propos mais banals (plusieurs milliers annuels) au début du 16e siècle, permettent de décrire un thème central sans entrer dans le détail de ses variations, nombreuses mais assez peu marquées.

[5) Bien que les hommes n’aient pas été épargnés, les femmes fournirent de loin la plus grande part des victimes : inscrit en l’expression même, l’aspect misogyne de la chasse-aux-sorcières ne semble plus à démontrer. V. entre autres les beaux travaux de Christina Larner : Enemies of God : The Witch-Hunt in Scotland, London, Chatto and Windus éd., 1981 ; et Withcraft and Religion : The Politics of Popular Belief, London, Basil Blackwell éd., 1984.

[6) Entièrement mises à nu et rasées, les présumées sorcières étaient profondément piquées avec une aiguille sur tout le corps, pour trouver le ’signe du diable’, zone réputée insensible et ne saignant pas... On voit que quelque trois siècles avant Sigmund Freud, les tortionnaires de ces femmes lui préparaient l’exemple de symptômes transparents.

[7) Que l’on peut traduire : ’Garantie de l’accusé, ou livre au sujet des procès contre les sorcières’. Cet humaniste savait de quoi il parlait : il dut souvent assister les malheureuses, pendant les tortures et jusque sur le bûcher.

[8) En la continuité des fins travaux du brillant historien Bartholomé Bennassar sur l’Inquisition, on note aujourd’hui une certaine tendance à réévaluer à la baisse la brutalité des tribunaux religieux aux Temps-Modernes ; mais l’intransigeante cruauté d’un Tomas Torquemada, d’un Diego Deza, d’un Diego Rodriguez Lucero, provoqua de très vives réactions de leurs contemporains mêmes. Et concernant les seules sorcières, les dénonciations de Spee von Langenfeld sont certes partisanes, mais n’ont rien d’imaginaire.

[9) En nahuatl (la langue des Aztèques) le sang se nomme chalchiuatl : ’eau précieuse’ -évoquant dans l’instant le Précieux Sang christique, dont l’espèce eucharistique du vin est métaphore.

[10) En un récent article, nous avons proposé de soigneusement distinguer l’opposition de l’inversion pour les analyses structurales ; la première ne ferait que préparer la structuration, dont l’inversion seule constitue la clé-de-voûte : opposer c’est fonder la structure, mais structurer c’est inverser.

[11) Justice ordinaire, ’civile’ s’entend : le tribunal religieux ne pouvant exécuter lui-même ses ordonnances, il devait -non sans une belle hypocrisie- les faire confirmer comme sentences par un tribunal ’civil’ -seul exécutoire.

[12) Cf. supra, p. 1 et n. 3.

[13) On pourrait d’ailleurs aller plus loin : toute peine de mort exécutée après jugement, l’une et l’autre très ritualisés, fussent-ils exhaustivement laïques, ne participe-t-elle pas du sacrifice humain ? Au dernier guillotiné en France (1977), le procureur attribuait ’une âme démoniaque’ (sic).

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